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© J. Gremion
© J. Gremion
Les forces du Groupe de jeunes GDJ !
Il faisait encore froid et une fine couche de givre recouvrait le sol quand les plus courageux se sont réunis une heure et quart avant le début des travaux afin d’observer l’avifaune du marais dans les meilleures conditions possibles. Les observations ont vite commencé : Étourneau sansonnet, Grand Cormoran, Foulque macroule et Canard colvert étaient au rendez-vous. Un peu plus loin, c’est la Gallinule poule-d’eau et le Râle d’eau qui, respectivement, que se font voir et entendre. Le Martin-pêcheur d’Europe a aussi été entendu plusieurs fois, mais il ne se montrera pas. Un couple de Tariers pâtre est observé puis, sur le retour, ce sont les Rémiz pendulines qui tiennent la vedette, avec une magnifique observation de deux individus, dont un très beau mâle.
Une energie bienvenue pour arracher les saules
Le reste des bénévoles nous rejoint peu avant l’arrivée du soleil et nous partons avec les outils en direction des travaux à effectuer. La plupart de la fauche avait déjà été effectuée la veille. Ainsi, une petite partie du groupe se charge du râtelage, alors qu’une autre ramène le foin pour faire des tas qui serviront, mélangés à des branchages, de sites de reproduction pour les couleuvres. Le reste du groupe se charge d’arracher les buissons, soit à la pioche, soit à l’arrache-buisson. Quelques buissons, c’est bien, mais trop, c’est une forêt et ici, c’est un marais ! Non pas que nous n’aimons pas les forêts, mais les marais, et les espèces qui y vivent, sont bien plus rares et menacés.
L'arrache buissons, un outils indispensable
C’est un travail de forçat qui, cependant, est très gratifiant une fois que le buisson est arraché. Les petits buissons, déjà en partie arrachés les autres années, n’opposent gère de résistance et sont arrachés rapidement et en nombre. Ce sont les gros buissons, ceux qui n’ont pas été arrachés les années précédentes, qui posent le véritable défi. L’un pioche, l’autre tire et le troisième creuse. Ainsi, chaque équipe essaie de déraciner le plus gros buisson, ou plutôt de sortie la plus grosse racine la plus grosse racine. Il est encore peu clair si c’est la longueur ou la largeur qui compte, mais, au final, c’est l’équipe de Matteo qui l’emporte.
Il reste encore de l'énergie pour la bonne humeur !
Après les croissants de la pause du matin, quelques bénévoles se dirigent vers l’île pour la râteler ce qu’il reste à râteler. Pour accéder à l’île, il faut enfiler des waders afin de traverser le passage étroit. L’île doit être le plus possible exempte de végétation afin d’être favorables aux limicoles, de petits échassiers qui s’arrêtent dans nos zones humides lors de leur migration vers le nord.
Le soleil brille, il faut chaud et le ventre crie famine : il est temps de faire la pause de midi ! Ce sera aussi l’occasion d’observer une Grand Aigrette, un Pigeon colombin en vol et des Aigles royaux lointains, alors que les Bruants des roseaux s’essaient au chant. L’après-midi, le ventre plein, nous nous dirigeons vers l’autre côté du marais où il y a de nouveau des buissons à arracher. Nous le faisons en compagnie de quelques cochons laineux qui sont là pour entretenir le marais ; ils recreuseront des étangs et nous épargnent bien du travail. Finalement, c’est en milieu d’après-midi, une fois que la bise s’est levée, que nous mettons fin aux hostilités. Les quelques buissons rescapés connaîtront nos pioches l’année prochaine.
Participants : Célestin, Elyza, Gaëtan, Isabella, Julia, Matteo, Noémie, Théotime
Plus d'informations sur les marais sur le site de Pro Natura Valais