Nous n’avons pas l’habitude d’observer en milieu urbain, pourtant celui-ci peut être particulièrement attractif pour l’avifaune, notamment en hiver. ❄️🐦
Penser que la ville puisse servir de refuge à des oiseaux peu fréquents n’est pas habituel. Pourtant, quelques espèces intéressantes trouvent asile dans la capitale valaisanne en hiver, notamment dans la zone des châteaux surplombant la vieille ville.
Arnaud Barras accueille les participants.
La météo nous sourit en ce dimanche matin.
Observation des rochers au sud du château de Tourbillon.
Après une période riche en précipitations, un soleil radieux illumine la place du Scex où Arnaud Barras, le guide du jour, accueille les participants. Après quelques mots d’introduction, le groupe observe la paroi rocheuse dominant la place. Exposée plein sud, elle semble propice aux prospections matinales d’un oiseau rupestre par excellence : le Tichodrome échelette.
Notre guide à la recherche des oiseaux rupestres.
Malgré les nombreuses paires de jumelles scrutant les rochers, l’oiseau aux ailes rouge vif ne se montre pas. En revanche, quatre Hirondelles de rochers nous gratifient de leur vol gracieux près du sommet de la paroi. Notre guide nous invite ensuite à prendre le chemin de la colline des châteaux. Le groupe longe brièvement la Sionne puis emprunte quelques ruelles étroites de la vieille ville pour rejoindre le sentier de la Ruelle de Tous-Vents, au nord-ouest de la colline de Valère. Les premiers oiseaux à se manifester sont les corvidés : Corneilles noires, Corbeaux freux et Pies bavardes. Le doux « tiouc » des Choucas des tours résonne près de la basilique de Valère. Une pause s’impose devant la chapelle romane. Longues-vues et jumelles inspectent les rochers abrupts sous le château de Tourbillon. C’est Noémie qui repère le Tichodrome échelette. Il explore méthodiquement les anfractuosités à la recherche de nourriture, disparaissant par moments dans l’ombre des arêtes.
Le groupe réalise alors qu’ils sont deux, les jumelles pointant vers des zones différentes. L’équipe poursuit sa route vers les prairies sèches et les amas rocheux situés à l’est de la colline de Valère. Un Rougequeue noir chante depuis le sommet d’un créneau, bien décidé à marquer son territoire.
Dans les blocs de pierre et les herbes sèches, des Accenteurs alpins - descendus de leurs habitats d’altitude - s’activent. Une pause pique-nique est improvisée tandis que ces discrets passereaux s’éloignent. Nous repartons ensuite le long d’une voie carrossable bordée d’arbustes et de buissons. Là, un puis deux Bruants fous se perchent dans les branches dénudées. Deux Grands Corbeaux survolent la zone ; Arnaud explique qu’il s’agit certainement du couple nichant non loin de Valère. Plus bas, les vignes dépouillées facilitent l’observation. Quelques Rougequeues noirs s’agitent entre les sarments et sur les fils.
Rougequeue noir
Au pied d’un mur en pierres sèches, un couple de Bruants zizi profite du soleil. La femelle se laisse observer longuement tandis qu’elle lisse ses plumes avec soin.
Des observations fascinantes
Pour conclure la sortie, les observateurs rejoignent la place afin d’établir le bilan. C’est alors qu’un Autour des palombes traverse la vallée en ligne droite entre les collines.
Un grand merci à Arnaud pour ces belles observations et ses explications passionnantes.